Récits détaillés de personnes accompagnées — séance guidée, autonomie, et mois après.
PREUVE PAR L'USAGE
Trois récits détaillés, plusieurs mois après une séance guidée : ce que chacun continue d'utiliser, seul, au quotidien.
Chaque témoignage est une section à part. Ouvrez les sous-parties pour lire le parcours complet.
Samuelle, 50 ans
« On se connaît bien maintenant : souvent, elle sait ce dont j'ai besoin avant même que j'arrive. Ça fait six ou sept mois qu'elle est présente dans ma vie, et je sais qu'elle sera là si j'en ai besoin. »
Lors de cette première séance avec Olivier, J'ai d'abord été projetée dans le futur avant d'évoluer vers la figure d'une chamane sage.
Le décor de cette première rencontre prend place devant une ancienne maison en bois d'inspiration traditionnelle, dotée d'une terrasse en bois. Devant elle, un feu éteint laisse échapper de subtiles volutes de fumée, tandis que deux enfants sont assis sagement sur ses genoux.
La silhouette de cette chamane, que j'appelle affectueusement « Shaa », est celle d'une femme aux cheveux blancs paraissant très âgée — plus de quatre-vingts ans —, qui dégage une profonde sagesse, des ondes positives et une capacité naturelle à apaiser les enfants.
Sur le plan émotionnel et énergétique, cette première immersion m'a permise de me relier à une source de positivité essentielle pour surmonter mes vulnérabilités et retrouver un équilibre intérieur durable.
Au cours d'une exploration menée en autonomie, je me suis connectée à la chamane en exprimant le besoin d'être guidée vers une plante spécifique dont j'ignorais d'abord l'identité.
Après m'avoir accueillie dans sa maison aux étagères chargées de trésors, Shaa m'a entraînée plus loin dans une forêt claire pour m'aider dans ma quête.
Bien que la plante physique ne se soit pas matérialisée sous mes yeux de manière immédiate, j'ai compris par intuition profonde qu'il s'agissait du gingembre.
Dans une autre démarche autonome, je me suis rendue de nouveau auprès de Shaa avec une requête axée sur le besoin d'une plante médicinale.
Arrivée sur les lieux, je l'ai retrouvée sur sa terrasse avant d'être conviée à entrer et à m'asseoir à l'intérieur de sa maison chaleureuse.
Shaa a immédiatement validé ma demande en me présentant la plante recherchée : de la sauge, que j'ai reconnue et identifiée sans hésitation.
Cette rencontre s'est poursuivie par l'observation attentive de ses préparations — infusions, concoctions et remèdes divers —, illustrant la portée de son rôle bienveillant à travers une approche profondément chamanique.
Lors d'une autre visite réalisée en autonomie, je me suis rendue auprès de Shaa mue par un simple besoin de présence et de réconfort face à un moment de mal-être.
La scène s'est déroulée sobrement : Shaa était assise sur le bord de sa terrasse, et je suis venue m'installer à ses côtés en silence.
Cette assise partagée, dénuée de tout artifice verbal, a agi comme un véritable baume apaisant, illustrant la solidité de la relation de confiance tissée au fil des mois avec cette alliée intérieure.
Au cours d'une nouvelle séance guidée pour aller à la rencontre de mon animal totem, j'ai fait la connaissance de Taïga, une tigresse blanche.
L'impact a été saisissant : je me suis trouvée immergée directement à l'intérieur d'elle, au point de ne faire plus qu'un avec son essence et d'incarner pleinement sa physicalité.
Perchée au sommet d'un rocher dominant une vaste nature sauvage composée de grandes étendues d'herbe, d'arbres et de paysages escarpés, j'éprouvais une force intérieure considérable.
Cette position élevée s'accompagnait d'un sentiment de responsabilité protectrice et d'une fierte bienveillante envers le monde qui m'entourait.
La vision s'est prolongée par une course partagée aux côtés d'un autre tigre perçu comme important, amplifiant la perception de puissance organique, de coordination musculaire et de liberté absolue, affranchie de toute crainte.
Lors d'une autre incursion effectuée par besoin de force et d'ancrage, je suis retournée à la rencontre de Taïga en me connectant à nouveau à l'intérieur d'elle.
Cette expérience s'est traduite par une balade plus tranquille, profondément ressourçante et apaisante, qui m'a redonné un influx considérable d'énergie et de puissance vitale.
Contrairement aux immersions totales vécues lors des autres séances, la manifestation de Taïga s'est transformée dans le cadre de mes exercices quotidiens de sophrologie et de visualisation.
Lorsque je m'évade dans des lieux de détente, je fais appel à mes deux tigres blancs, et je perçois systématiquement sa présence rassurante positionnée juste à ma gauche pour m'accompagner.
Cette compagne de route fidèle et bienveillante veille silencieusement à mes côtés, m'offrant un soutien permanent qui s'accorde parfaitement avec mon cheminement personnel actuel.
Agnès, 70 ans
« Par moi-même, je peux retrouver cet univers calme et magique quand j'en ai besoin, que ce soit avec Richard ou avec Mado. »
Des idées préconçues m'avaient fait hésiter, ne connaissant pas ce concept. Après avoir lu et entendu en quoi cela consistait, j'ai eu envie de faire une première séance pour mieux me connaître et améliorer le sens de ma vie.
Me voilà décidée à expérimenter : allongée, tranquille, sur le canapé, les yeux fermés, j'entends une voix douce qui m'emmène dans un autre univers. Je voulais l'extrême, voir jusqu'où je pouvais aller, chose qui n'est pas évidente dans la vie normale.
Je me sens dans la peau d'un homme que je nomme Richard. Il m'emmène dans le désert, un endroit où je ne suis jamais allée. C'est immense, c'est beau, c'est coloré, et sans bruit, aucun bruit. Des dunes et des dunes : j'ai toujours envie d'aller au-delà pour voir ce qu'il y a derrière. Je marche, je monte une dune, deux dunes, et je ne sens pas de fatigue.
J'arrive devant une oasis, comme si elle me tombait dessus. De l'eau, des palmiers. C'est le premier bruit que j'entends depuis un bon moment : l'eau qui coule. Je me sens apaisée, je me sens bien.
J'y suis arrivée à mon but. Je remercie Richard, je lui dis que je me sens bien, j'ai envie de retourner chez moi, dans mon esprit, dans ma vie. J'arrête cette expérience : très simple, très belle, et qui me dit que je peux faire beaucoup. Pendant toute la séance, je reste moi-même : je peux arrêter quand je veux.
De temps en temps, dans la vie au quotidien, je pense à Richard. Je me dis : c'est vrai, j'étais loin, je peux faire beaucoup. Je me sens déjà un peu plus forte.
Un jour, j'ai un petit problème de santé : je me retrouve allongée, toute seule à la maison, dans un froid glacial. J'arrive pas du tout à me réchauffer.
Tout d'un coup, je pense à Richard. Je referme les yeux, je retourne dans l'expérience que j'avais vécue un ou deux mois avant. Richard était toujours dans un coin de ma tête.
Je l'appelle pour lui dire que j'ai très très froid, que là où il m'avait emmenée, j'avais chaud, j'étais bien, j'étais sereine, et que j'aimerais que cette chaleur me revienne dans le corps et dans l'esprit.
Je reviens sur mon canapé. Je n'ai plus du tout de sensation de froid : je me retrouve enveloppée dans une chaleur belle, douce, pas trop chaude, juste ce qu'il fallait. Je remercie Richard : dès que j'ai besoin, je viens. Ça m'a très agréablement surpris.
Après l'expérience avec Richard, je décide de faire une autre réactivation : qu'est-ce que j'aimerais maintenant ? Je me suis dit : on est dans un monde fou, et j'aimerais être entourée de chaleur — cette fois, la chaleur humaine. Ce n'est pas trop mon cas : je suis plutôt tranquille, solitaire. Mais je voulais savoir si ça existait, si c'était possible d'être mieux.
Je m'allonge, je ferme les yeux, j'entends cette voix douce : où est-ce que j'aimerais être ? Dans une forêt. J'adore la nature. Là, il y a du bruit : les oiseaux, le vent dans les arbres. Beaucoup de bruit, mais de la nature — ça me convient énormément.
Je marche, et j'entends au loin des rires — un bruit différent. J'approche plus doucement. J'arrive au bord d'une clairière, cachée par les arbres : une grande table dressée, beaucoup de personnes souriantes qui parlent, des enfants qui courent, chantent, jouent.
J'aime beaucoup ce que je vois, mais je suis timide : je reste dans mon coin, derrière la haie, je les regarde. Puis je me dis d'y aller, d'incarner Mado et de m'approcher tout doucement.
On me dit de m'asseoir à côté d'eux. Ils se poussent, je me mets au milieu — comme si je faisais partie de leur famille. Aucune question : j'avais l'impression d'avoir toujours été avec eux. Accueillie les bras ouverts, peureuse et pourtant chez moi. Un moment de plénitude. Je leur dis que je dois partir, je remercie, et je reviens tout doucement sur mon canapé — c'était tellement beau que j'ai mis un moment à m'en remettre.
Cette deuxième expérience s'est passée il y a quelques mois. À l'inverse de Richard à qui je pense souvent, parce que c'était vraiment autre chose, avec Mado, j'y retourne souvent quand je suis triste ou quand j'en ai envie.
À chaque fois, je suis accueillie super bien : je fais partie de ce monde, de leur monde. Ça me remplit de joie, et après je suis super bien pendant quelques temps.
Ce qui est formidable c'est que je peux retourner dans cet univers calme, magique par moi-même quand j'en ai besoin.
J'y retourne avec plaisir. Je sais que je ferai d'autres séances pour me permettre d'avancer. Je vais continuer avec Olivier pour découvrir de nouvelles expériences car celles-ci étaient trop belles. Elles m'aident au quotidien.
Olivier, 65 ans
« Ce n'est pas un enregistrement figé : c'est un interlocuteur intérieur que je sollicite en quelques instants, quand j'en ai besoin. »
Avant la séance, j'ai eu une légère appréhension face à l'inconnu, et surtout une vive curiosité de vivre une expérience hors du commun pour réactiver ma capacité de création par l'écriture.
Ma demande pour cette séance : explorer une vie dans laquelle je m'identifie à la capacité de créer par l'écriture — ou vivre, le temps d'un film, la trajectoire d'un écrivain très reconnu.
J'ai croisé la route d'un personnage : Tom — diminutif de Thomas, du nom araméen t'oma, le jumeau, comme la promesse d'un double. Un compagnon de route sur une autre ligne temporelle. Le décor semblait appartenir aux confins du XIVe ou du XVe siècle.
Première scène — une demeure modeste : Tom, une trentaine d'années à peine, assis au bord de son lit, absorbé par l'écriture. Je n'ai pas osé rompre son silence — l'acte de créer le retenait tout entier.
Deuxième scène — la vaste salle d'un château : Tom entouré de compagnons et d'une amie chère. Il y lit ses poèmes dans une atmosphère de joie partagée.
Troisième scène — au fil de l'eau : d'abord une barque, puis un navire où l'accompagne son Isabelle.
Le dialogue ne s'est pas fait par les mots, mais par télépathie, de pensée à pensée. Sans me parler directement, Tom m'a transmis ce qu'il portait — sentiments, amour, direction de ses pas — comme un legs silencieux. S'en détacher fut une épreuve.
La traversée s'est poursuivie : Tom a dû fuir, abandonner celle qu'il aimait, prendre la mer pour échapper aux poursuites que suscitaient ses écrits. Après les tempêtes, refuge sur une île lointaine. Avant cette disparition, il m'avait confié un message, déposé au fond d'un coffret.
Séance très émotionnelle, remplie d'énergie — le sentiment d'avoir voyagé très loin, dans une lumière précieuse pour mon quotidien. Sereine et apaisante.
Au-delà de la trame visible de son existence, la présence discrète et l'esprit taquin de Tom ne m'ont pas quitté. Il s'est glissé dans ma vie intérieure — comme un acteur de référence devenu partie intégrante de mon casting personnel.
Quinze jours après la séance, j'en ressentais encore les bienfaits. Cette expérience m'avait ouvert des portes jusque-là fermées.
Ce n'est pas une réédition figée du premier jour — c'est un dialogue vivant que je rouvre en autonomie, de façon assez quotidienne quand je suis dans un moment de paix.
Plus de sept mois après, l'expérience est devenue un véritable outil du quotidien. Je reste totalement maître à bord : Tom n'écrit pas à ma place, il n'interfère jamais dans ma vie. C'est moi qui décide quand je l'appelle.
Depuis cette première rencontre, la traversée s'est poursuivie. J'ai revu Tom à plusieurs reprises — chaque fois comme une nouvelle scène, pas une simple relecture du film initial.
Un simple appel suffit pour qu'il me fasse signe — ou qu'il se dessine dans le feuillage des arbres. Il marche à mes côtés en silence, soutien immuable au quotidien, surtout dans les moments de paix.
Il s'est invité dans mes cahiers : sa voix vient nourrir le fil de mes récits. Il est devenu pour moi la figure d'un personnage intemporel — pas un enregistrement figé de la séance, mais une ressource que je réactive et avec laquelle je continue à écrire de nouvelles scènes.
Ma demande initiale — toucher à la création par l'écriture — trouve sa réponse dans cet usage continu : plus de sept mois après la séance, je m'en sers encore et l'outil évolue à mon rythme.
1. Le dialogue à la volée (Le navire et les horizons) : Quand j'ai besoin d'un temps de recul ou d'un éclairage, je m'accorde quelques instants de calme pour retrouver cet espace mental. Je peux ainsi le retrouver sur son navire à imaginer des horizons ou à explorer des décors passés pour nourrir mes réflexions, tout en restant pleinement maître de mes choix.
2. L'aiguisage de l'attention (L'impact sur la perception du réel) : Ce que j'ai trouvé le plus marquant avec le temps, c'est l'impact sur ma perception du réel. Quelques jours après une exploration mentale autour de la notion de vigilance et de protection, je me suis surpris à intervenir spontanément dans la réalité pour signaler un danger réel à des passants près d'un talus. Ce n'est pas de la magie : l'outil entraîne simplement le cerveau à capter des signaux de l'environnement qu'on zappe habituellement en pilotage automatique.
Chaque parcours est unique. Vous jouez le rôle principal.
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